Historique de la smart
| Printemps 1990. Fort du succès de la montre
Swatch, son inventeur le libanais
Nicolas Hayek, PDG de la Société de Microélectronique
et d'Horlogerie (SMH),
veut reproduire ce concept dans l'industrie automobile.
Un rêve fou : la Swatchmobile doit utiliser des moteurs
électriques placés dans les roues et bénéficier de formules
révolutionnaires de location. Été 1991. Ses cartons sous le bras, Nicolas Hayek tente de convaincre les constructeurs automobiles. Plusieurs, dont PSA et Renault, refusent de conclure l'affaire apparemment trop risquée. Volkswagen relève le gant. Les deux partenaires lancent SwatchVolkswagen. Janvier 1993. Volkswagen effrayé se retire d'une affaire finalement jugée trop risquée. Nicolas Hayek rencontre le premier constructeur mondial, General Motors, qui décline l'offre. L'horloger est tenace. Le groupe Mercedes Benz qui souhaite produire des voitures plus petites mise sur la Swatchmobile. La coentreprise est détenue à 51% par le groupe allemand et 49% par le groupe horloger suisse. Nicolas Hayek est désormais minoritaire, mais son rêve va se réaliser. |
| Octobre 1997. Inauguration de l'usine d'Hambach
(Moselle) par Jacques Chirac et Helmut Kohl. Nicolas
Hayek improvise une conférence de presse à l'entrée
de la salle où le patron de DaimlerChrysler tient la
sienne. A l'évidence le torchon brûle entre les partenaires
du projet.
Juillet 1998. Début de la City-coupé (deux places) qui deviendra plus récemment la Fortwo. La voiture n'est pas aussi révolutionnaire que Nicolas Hayek l'aurait souhaité. Novembre 1998. DaimlerChrysler prend le contrôle total de MCC. Retrait de Nicolas Hayek. C'est la fin de l'aventure pour le concepteur de la voiture. |
| Septembre 2002. Lancement du roadster qui
sera abandonné après 43 000 modèles seulement. Six mois
plus tard la 500 000e Smart sort d'Hambach. En avril
2004 est lancée la version quatre portes (Forfour).
Elle est fabriquée en Hollande en collaboration avec
Mitsubishi.
Avril 2005. Daimler annonce un plan de réduction de coûts. 700 emplois sont supprimés, soit un tiers des effectifs. Le site d'Hambach n'est que partiellement épargné : 50 ouvriers ont été transférés en 2004 sur le site de Rastatt où est produit la Mercedes "classe A" ; un plan social de 40 personnes est opéré à partir de décembre 2005. L'arrivée de Dieter Zietschke à la tête du groupe DaimlerChrysler à la fin 2005 s'accompagne d'une politique d'économies radicale qui s'applique également à smart : plus aucun départ volontaire ne fait l'objet d'un remplacement depuis octobre 2005. |
| Fin 2006. Le site de développement de smart
en Allemagne est dissous et ses effectifs sont partiellement
intégrés à Daimler. A Hambach, la production est arrêtée
5 semaines afin de préparer la production de la remplaçante
de la ForTwo : la 451 (nom de code de la ForTwo 2ème
génération). Plus longue de 20 cm que la précédente,
elle est conçue pour pouvoir pénétrer le marché américain.
31 Mars 2007. Arrivée en concession de la nouvelle smart fortwo, sur laquelle repose l'avenir de la marque. Avec une nouvelle augmentation des prix du pétrole, puis la crise financière et économique de 2008-2009, les petites voitures voient leur popularité remonter, y compris auprès des gouvernements qui doivent préparer l'après-Kyoto. Smart a testé (de 2006 à 2008) une sorte de carte carbone (Mastercard associant DaimlerChrysler Financial Services et HBos Card Services) avec comme partenaire environnemental le Woodland Trust pour l’application d'une compensation carbone activée par les utilisations de la carte de crédit (5 arbres plantés à l'activation de la carte, supposés compenser l’équivalent de 6000 miles parcourus en Smart fortwo coupé (1091 kg de CO2)[5], hors émissions liées à la construction et entretien de la voiture et des infastructures routières). Source : Wikipedia [ PAGE SUIVANTE : Modèles produits ] |
